dimanche 19 avril 2009

Chapitre second : Trou noir.

« Il y a plus de morts que de vivants, ce sont les morts qui dirigent les vivants. »

Déjà dix sept heure et le soleil se couche, le groupe est toujours en train de plancher sur le premier numéro de « Dossier spécial ». Ils doivent être les seuls encore dans le bâtiment, ce qui effraye les filles rien qu’en y pensant. Des boulettes de papiers sont éparpillées sur la table, les dizaines de gobelets s’entassent. Ils discutent des taches de toutes les personnes ; Alexandre au montage, Eléonore et Julia a la présentation, Jonathan a la caméra et Anthony qui veillera a ce que tout soit en ordre. Tout est enfin prêt, il ne manque plus que les reportages et ils pourront tourner.

Anthony s’est éclipsé dans un coin de la pièce avec le directeur de la programmation des émissions au téléphone.

- « Oui, très bien. Je veillerais à ce que les reportages soient envoyé au plus tard dimanche…Oui, également…Je comprends, n’hésitez pas a me contacter si vous avez de plus amples informations…Bonne soirée a vous.


C’est tout ce qu’entendais ceux qui étaient restés sur leurs chaises confortables. Anthony reviens avec un grand sourire.

- Alors, raconte. Commença Eléonore
- Le sujet est validé, nous allons commencer le tournage des reportages demain et nous devons finir l’émission jeudi pour envoyez l’émission au plus tard dimanche.
- Super, enfin du concret. Prions pour que le sujet fasse …


Julia s’arrêta lorsque les lumières de la pièce s’éteignent sans raison. Laissant la pièce dans le noir total.

- … sensation. Reprit-elle.


Anthony alla tourner le bouton de la lumière ; rien ne s’allume.

- Il y a dû avoir une coupure de courant avec la tempête dehors, ne bougez pas, je vais voir si il y a quelqu’un a la cafétéria. Dit Alexandre en rassurant les autres.
- Fait attention a toi quand même Alex, au cas où il t’arriverait un truc, je prends soin de ta femme. Dit Jonathan en rigolant.
- Tu touches à Eléonore et je te défonce le crâne avec une hache. » Répond Alexandre.


Les garçons n’aimaient pas la finesse de Jonathan, ces petites blagues étaient marrantes dans certaines situations ; c’était un gaffeur mais il était tellement joyeux et gentil qu’on faisait abstraction de ce défaut.

Alexandre commença à avancer vers la porte pour sortir de la salle des conférences, le couloir est sombre, seule la lumière du panneau indiquant « sortie de secours » illumine le couloir ; rien qui ne peut aider la bonne traversée du couloir. Il avance, les pas sont timides. Ses appels « Hey ho, il y a quelqu’un ? » ne portent pas ses fruits.

Il ne se sent pas très bien, Alexandre avance de moins en moins vite, il n’as plus de repères. Il tente de se rassurer en respirant un bon coup. D’un coup le bruit d’un objet métallique brisa le silence, cela lui coupa son inspiration, il fit un bond et se colle contre le mur. Sa respiration devient de plus en plus saccadée, il tremble.

Ce qui lui effraye le plus, ce sont les petits bruits qui proviennent du couloir ; une sorte de respiration lourde et grave, quelque chose d’inquiétant. Tellement inquiétant qu’Alexandre n’en fit plus un bruit, ni un pas. Il entend quelqu’un marcher dans sa direction, l’objet métallique résonne en même temps que les bruits de pas ; une canne ? Il se met directement à genou et place ses mains devant sa bouche pour éviter les cris de panique.

Les bruits se rapprochent, Alexandre est terrifié, il n’a qu’une hâte ; que tout se finisse. Son cœur bat à mille à l’heure.

Une seconde ; Alexandre cessa de respirer, le silence absolu. C’est à ce moment qu’Alexandre senti l’objet métallique lui frapper le visage ; est – ce une batte de baseball ? La question ne se posait pas, les coups qui s’enchainaient lui faisaient horriblement mal. Ses tympans explosèrent, il hurla sans pouvoir s’entendre. Son crane lui faisait très mal, comme s’il était s’écraser. Les coups devenaient de plus en plus forts ; c’est à ce moment qu’Alexandre pensa à sa famille, à ses amis et surtout a Eléonore.

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