dimanche 19 avril 2009

Chapitre premier : Introduction à l’enfer.

« La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre. Elle se caractérise par un arrêt irréversible des fonctions vitales (nutrition, respiration…), nécessaires au maintien de l'intégrité de l'organisme, ce qui la distingue d’un arrêt temporaire comme dans le cas de l'hibernation ou la congélation. Une fois mort, l'organisme se décompose sous l’action de bactéries ou de nécrophages. »

Cet hiver était l’hiver le plus froid, à Camden. La neige empêchait le ramassage scolaire et la pluie limitée la circulation des voitures. La moitié des élèves seront absents aujourd’hui ; sauf Anthony.

Il pénètre le parking situé au sous sol de l’université avec sa voiture, une Peugeot 206 blanche. Il coupe le moteur et descend. Le parking est quasi vide, une dizaine de voitures stationnent. Une autre personne descend de la voiture. Il est accompagné d’une ravissante jeune fille, les cheveux brun bouclés virevoltent sous le vent, elle porte un long manteau noir cachant une jolie robe de la même couleur. Elle était d’une beauté que même Anthony n’arrivait pas à croire qu’elle était sienne. Elle s’appelait Julia.

Après avoir fermé les portières, main dans la ma

- « Il fait vraiment froid, c’est pire que les jours précédents. Dit Anthony en serrant contre lui son amie.
- Oui et les jours prochains vont être un vrai cauchemar. Répondit – elle en appuyant sur le bouton de l’ascenseur »


Après l’attente dans l’ascenseur et la traversée de nombreux couloirs aussi grands les uns que les autres, ils arrivent dans une grande salle. Au centre une table de réunion, des dizaines de chaises ; un vidéoprojecteur. Deux garçons et une fille sont assis autour de la table. Le couple les rejoint en les embrassant.

- « Hey, ça va ? » dit – Anthony en les saluant un par un.


Alexandre et Eléonore répondis d’un hochement de tête. Jonathan lui hurla à travers la pièce « Ouiiii » comme si il avait remporté le gros lot à la loterie nationale.

Jonathan était heureux, le projet qu’ils avaient en commun était devenu réalité. Leur contrat avec la première chaine nationale était signé, leur émission allé passer de la virtualité à la réalité. C’était une émission de documentaire. Le directeur de la faculté est le père de Jonathan, croyant au succès de leur future émission, Il leur a donné la possibilité de se réunir dans cette salle. Faute d’en avoir trouvé une en temps voulut.

Le sujet d’aujourd’hui était de concevoir le sujet du premier numéro.
Les cinq personnes sont autour de la table, crayons et bloc notes devant eux, la journée promet d’être longue.


- « Alors, vous avez des idées ? demande Anthony
- Oui, oui, oui. Moi j’ai une idée ; on pourrait commencer par l’industrie pharmaceutique. C’est souvent des choses qui font peur aux gens, autant faire fort dès le premier numéro. Dit Jonathan en mâchonnant son crayon.
- Peut être, mais si on commence par dégouter les gens, ça ne va pas le faire. Moi je crois qu’il faut commencer sur un sujet d’actualité, comme, hum : Le réchauffement climatique.
Julia fût coupée par les rires de ses amis. Jonathan repris.
- Il fait moins cinq dehors, ne me dit pas qu’on est en plein réchauffement climatique !
- Ce n’est pas drôle, je disais ça juste pour avancer le débat.
- Julia a raison. Pas pour le réchauffement climatique, mais pour le sujet d’actualité. On doit toucher le spectateur et l’actualité est un bon concept. S’exclama Eléonore, en regardant Jonathan.
- Maintenant, il nous faut trouver le sujet à aborder. » Reprit Alexandre.




Deux heures se sont écoulées et le sujet d’actualité à traiter n’est pas encore trouvé. Alexandre propose de faire une pause café avant de continuer. Ils acceptent pansant que cela leur fera le plus grand bien. Ils sortent de la salle des conférences pour partir à la cafétéria qui se situe à quelques mètres.

La cafétéria est remplis d’étudiants, difficile de se faire un chemin jusqu'à la machine à café. Toutes les chaises étaient occupées, certains étudiants étaient même restés debout. En voyant cette foule Anthony demande à ses amis ce qu’ils souhaitent boire: « un chocolat pour Julia et Eléonore, un café noir pour Alexandre, Jonathan propose d’aider Anthony à ramener les cafés ; Anthony accepta.

Anthony se chargea d’appuyer sur les boutons, Jonathan lui prends les gobelets avec un large sourire. Anthony remarque que Jonathan sourit vraiment de trop aujourd’hui.

- « Bon raconte moi ce qu’il se passe, Jo.
- Euh quoi ? rien. Il ne se passe rien, pourquoi ?
- Tu souris étrangement depuis que Moi et Julia sont arrivés, raconte moi ce qu’il se passe. Dit Anthony en insistant.
- Félicitation. Dit Jonathan en continuant de sourire.
- Ah merde, elle te la dit ?
- Oui, félicitation mec …
- Bon, tu ne dis rien à personne et tu n’en parle pas, sinon je te découpe la tête avec une cuillère en plastique. Dit – il en lui coupant la parole.
- T’inquiète mec, motus et bouche cousue.


Les gobelets dans les mains, ils se dirigent vers les autres qui étaient resté contre le mur, attendant qu’une table se libère ; toujours rien. Anthony lança un regard a Julia, celle ci comprends immédiatement ce qu’il se passe, elle baisse la tête.

Une dizaine de minutes après avoir discuté dans la cafétéria, ils rentrent dans la salle des conférences pour continuer leur sujet ; Alexandre avait eu l’idée en traversant le couloir : la génération facebook. Qu’a-t-il derrière ce procédé ? Ce site est –il néfaste ?

- … tout le monde en a un, on doit leur montrer les risques de se mettre sa vie sur ce genre de site. Expliqua Alexandre en buvant son café.
- L’idée est super, qui est pour ? » demanda Eléonore.


Tout le monde lève la main, le sujet est en place.

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