mardi 21 avril 2009

Chapitre troisième: La dernière fois.

Cela faisait déjà un bon quart d’heure qu’Alexandre était parti, les lumières n’étaient toujours pas allumés ce qui laissait le reste du groupe dans le noir. Ils commençaient à s’inquiéter ; ils imaginent toutes les possibilités : Alexandre est tombé dans l’escalier, Alexandre s’est perdu, Alexandre ci, Alexandre ça. Ils étaient loin de la solution.

- « Ca fait un quart d’heure qu’il n’est pas revenu, je vais le rejoindre. S’inquiète Eléonore

- Il va revenir, ne t’inquiète pas, il est peut être avec le concierge. Explique Jonathan

- Alors, je vais le rejoindre. Réplique t –elle.

- On ne peut pas te laisser y aller toute seule, nous allons venir avec toi. Dit Anthony en se lavant de sa chaise.

- Attendez, Anthony tu as ton portable ? dit Julia.

Il acquise d’un hochement de tête, Julia continue :

- … alors, tu peux l’appeler ; il te répondra.

- Oui, tu as raison.

Il sort son portable de sa poche de jean et commença à taper le numéro de téléphone d’Alexandre, il attend quelques secondes et une bruyante sonnerie fait sursauter le groupe. C’était le téléphone d’Alexandre, le son provenait du couloir ; le groupe se regardent, Eléonore a les mains qui tremblent.

Elle se dirige vers la porte de la salle, l’ouvre et aperçoit le portable, écran allumé sous ses pieds. Elle s’abaisse pour l’éteindre. Elle attend quelque seconde dans le couloir, elle crie « Alexandre » une dizaine de fois mais personne ne lui réponds.

Quand elle entend une respiration, lourde et forte. Sa première réaction de demander si c’est bien lui, mais il n’y a pas de réponse, sauf cette respiration répétée.

Anthony lui demande de revenir mais elle refuse et continue d’appeler son petit ami ; Elle referme la porte, laissant Anthony avec Julia et Jonathan. Elle avance pas à pas vers la route qu’a empruntée Alexandre auparavant. Eléonore continue d’avancer dans la direction des respirations, tâtonnant contre le mur pour ne pas tomber.

Eléonore glisse et tombe par terre, la tête percutant la première ; c’est a ce moment que la lumière se rallume dans le couloir. En tournant la tête a côté d’elle, elle aperçoit Alexandre, le crane explosé. Elle hurle de toutes ses forces lorsque quelque chose lui explosa le crane a son tour ; un extincteur.

Les coups étaient si violents qu’il en suffit que deux pour qu’elle décède, sous les yeux de son copain ; enfin ce qu’il en restait. L’assassin prend les pieds de la fille et la traine pour l’emmener dans une autre pièce.

Anthony entends un hurlement provenant du couloir ; il décida d’ouvrir la porte a son tour pour regarder ce qu’il se passe.

- Oh mon dieu ! »

dimanche 19 avril 2009

Chapitre second : Trou noir.

« Il y a plus de morts que de vivants, ce sont les morts qui dirigent les vivants. »

Déjà dix sept heure et le soleil se couche, le groupe est toujours en train de plancher sur le premier numéro de « Dossier spécial ». Ils doivent être les seuls encore dans le bâtiment, ce qui effraye les filles rien qu’en y pensant. Des boulettes de papiers sont éparpillées sur la table, les dizaines de gobelets s’entassent. Ils discutent des taches de toutes les personnes ; Alexandre au montage, Eléonore et Julia a la présentation, Jonathan a la caméra et Anthony qui veillera a ce que tout soit en ordre. Tout est enfin prêt, il ne manque plus que les reportages et ils pourront tourner.

Anthony s’est éclipsé dans un coin de la pièce avec le directeur de la programmation des émissions au téléphone.

- « Oui, très bien. Je veillerais à ce que les reportages soient envoyé au plus tard dimanche…Oui, également…Je comprends, n’hésitez pas a me contacter si vous avez de plus amples informations…Bonne soirée a vous.


C’est tout ce qu’entendais ceux qui étaient restés sur leurs chaises confortables. Anthony reviens avec un grand sourire.

- Alors, raconte. Commença Eléonore
- Le sujet est validé, nous allons commencer le tournage des reportages demain et nous devons finir l’émission jeudi pour envoyez l’émission au plus tard dimanche.
- Super, enfin du concret. Prions pour que le sujet fasse …


Julia s’arrêta lorsque les lumières de la pièce s’éteignent sans raison. Laissant la pièce dans le noir total.

- … sensation. Reprit-elle.


Anthony alla tourner le bouton de la lumière ; rien ne s’allume.

- Il y a dû avoir une coupure de courant avec la tempête dehors, ne bougez pas, je vais voir si il y a quelqu’un a la cafétéria. Dit Alexandre en rassurant les autres.
- Fait attention a toi quand même Alex, au cas où il t’arriverait un truc, je prends soin de ta femme. Dit Jonathan en rigolant.
- Tu touches à Eléonore et je te défonce le crâne avec une hache. » Répond Alexandre.


Les garçons n’aimaient pas la finesse de Jonathan, ces petites blagues étaient marrantes dans certaines situations ; c’était un gaffeur mais il était tellement joyeux et gentil qu’on faisait abstraction de ce défaut.

Alexandre commença à avancer vers la porte pour sortir de la salle des conférences, le couloir est sombre, seule la lumière du panneau indiquant « sortie de secours » illumine le couloir ; rien qui ne peut aider la bonne traversée du couloir. Il avance, les pas sont timides. Ses appels « Hey ho, il y a quelqu’un ? » ne portent pas ses fruits.

Il ne se sent pas très bien, Alexandre avance de moins en moins vite, il n’as plus de repères. Il tente de se rassurer en respirant un bon coup. D’un coup le bruit d’un objet métallique brisa le silence, cela lui coupa son inspiration, il fit un bond et se colle contre le mur. Sa respiration devient de plus en plus saccadée, il tremble.

Ce qui lui effraye le plus, ce sont les petits bruits qui proviennent du couloir ; une sorte de respiration lourde et grave, quelque chose d’inquiétant. Tellement inquiétant qu’Alexandre n’en fit plus un bruit, ni un pas. Il entend quelqu’un marcher dans sa direction, l’objet métallique résonne en même temps que les bruits de pas ; une canne ? Il se met directement à genou et place ses mains devant sa bouche pour éviter les cris de panique.

Les bruits se rapprochent, Alexandre est terrifié, il n’a qu’une hâte ; que tout se finisse. Son cœur bat à mille à l’heure.

Une seconde ; Alexandre cessa de respirer, le silence absolu. C’est à ce moment qu’Alexandre senti l’objet métallique lui frapper le visage ; est – ce une batte de baseball ? La question ne se posait pas, les coups qui s’enchainaient lui faisaient horriblement mal. Ses tympans explosèrent, il hurla sans pouvoir s’entendre. Son crane lui faisait très mal, comme s’il était s’écraser. Les coups devenaient de plus en plus forts ; c’est à ce moment qu’Alexandre pensa à sa famille, à ses amis et surtout a Eléonore.

Chapitre premier : Introduction à l’enfer.

« La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre. Elle se caractérise par un arrêt irréversible des fonctions vitales (nutrition, respiration…), nécessaires au maintien de l'intégrité de l'organisme, ce qui la distingue d’un arrêt temporaire comme dans le cas de l'hibernation ou la congélation. Une fois mort, l'organisme se décompose sous l’action de bactéries ou de nécrophages. »

Cet hiver était l’hiver le plus froid, à Camden. La neige empêchait le ramassage scolaire et la pluie limitée la circulation des voitures. La moitié des élèves seront absents aujourd’hui ; sauf Anthony.

Il pénètre le parking situé au sous sol de l’université avec sa voiture, une Peugeot 206 blanche. Il coupe le moteur et descend. Le parking est quasi vide, une dizaine de voitures stationnent. Une autre personne descend de la voiture. Il est accompagné d’une ravissante jeune fille, les cheveux brun bouclés virevoltent sous le vent, elle porte un long manteau noir cachant une jolie robe de la même couleur. Elle était d’une beauté que même Anthony n’arrivait pas à croire qu’elle était sienne. Elle s’appelait Julia.

Après avoir fermé les portières, main dans la ma

- « Il fait vraiment froid, c’est pire que les jours précédents. Dit Anthony en serrant contre lui son amie.
- Oui et les jours prochains vont être un vrai cauchemar. Répondit – elle en appuyant sur le bouton de l’ascenseur »


Après l’attente dans l’ascenseur et la traversée de nombreux couloirs aussi grands les uns que les autres, ils arrivent dans une grande salle. Au centre une table de réunion, des dizaines de chaises ; un vidéoprojecteur. Deux garçons et une fille sont assis autour de la table. Le couple les rejoint en les embrassant.

- « Hey, ça va ? » dit – Anthony en les saluant un par un.


Alexandre et Eléonore répondis d’un hochement de tête. Jonathan lui hurla à travers la pièce « Ouiiii » comme si il avait remporté le gros lot à la loterie nationale.

Jonathan était heureux, le projet qu’ils avaient en commun était devenu réalité. Leur contrat avec la première chaine nationale était signé, leur émission allé passer de la virtualité à la réalité. C’était une émission de documentaire. Le directeur de la faculté est le père de Jonathan, croyant au succès de leur future émission, Il leur a donné la possibilité de se réunir dans cette salle. Faute d’en avoir trouvé une en temps voulut.

Le sujet d’aujourd’hui était de concevoir le sujet du premier numéro.
Les cinq personnes sont autour de la table, crayons et bloc notes devant eux, la journée promet d’être longue.


- « Alors, vous avez des idées ? demande Anthony
- Oui, oui, oui. Moi j’ai une idée ; on pourrait commencer par l’industrie pharmaceutique. C’est souvent des choses qui font peur aux gens, autant faire fort dès le premier numéro. Dit Jonathan en mâchonnant son crayon.
- Peut être, mais si on commence par dégouter les gens, ça ne va pas le faire. Moi je crois qu’il faut commencer sur un sujet d’actualité, comme, hum : Le réchauffement climatique.
Julia fût coupée par les rires de ses amis. Jonathan repris.
- Il fait moins cinq dehors, ne me dit pas qu’on est en plein réchauffement climatique !
- Ce n’est pas drôle, je disais ça juste pour avancer le débat.
- Julia a raison. Pas pour le réchauffement climatique, mais pour le sujet d’actualité. On doit toucher le spectateur et l’actualité est un bon concept. S’exclama Eléonore, en regardant Jonathan.
- Maintenant, il nous faut trouver le sujet à aborder. » Reprit Alexandre.




Deux heures se sont écoulées et le sujet d’actualité à traiter n’est pas encore trouvé. Alexandre propose de faire une pause café avant de continuer. Ils acceptent pansant que cela leur fera le plus grand bien. Ils sortent de la salle des conférences pour partir à la cafétéria qui se situe à quelques mètres.

La cafétéria est remplis d’étudiants, difficile de se faire un chemin jusqu'à la machine à café. Toutes les chaises étaient occupées, certains étudiants étaient même restés debout. En voyant cette foule Anthony demande à ses amis ce qu’ils souhaitent boire: « un chocolat pour Julia et Eléonore, un café noir pour Alexandre, Jonathan propose d’aider Anthony à ramener les cafés ; Anthony accepta.

Anthony se chargea d’appuyer sur les boutons, Jonathan lui prends les gobelets avec un large sourire. Anthony remarque que Jonathan sourit vraiment de trop aujourd’hui.

- « Bon raconte moi ce qu’il se passe, Jo.
- Euh quoi ? rien. Il ne se passe rien, pourquoi ?
- Tu souris étrangement depuis que Moi et Julia sont arrivés, raconte moi ce qu’il se passe. Dit Anthony en insistant.
- Félicitation. Dit Jonathan en continuant de sourire.
- Ah merde, elle te la dit ?
- Oui, félicitation mec …
- Bon, tu ne dis rien à personne et tu n’en parle pas, sinon je te découpe la tête avec une cuillère en plastique. Dit – il en lui coupant la parole.
- T’inquiète mec, motus et bouche cousue.


Les gobelets dans les mains, ils se dirigent vers les autres qui étaient resté contre le mur, attendant qu’une table se libère ; toujours rien. Anthony lança un regard a Julia, celle ci comprends immédiatement ce qu’il se passe, elle baisse la tête.

Une dizaine de minutes après avoir discuté dans la cafétéria, ils rentrent dans la salle des conférences pour continuer leur sujet ; Alexandre avait eu l’idée en traversant le couloir : la génération facebook. Qu’a-t-il derrière ce procédé ? Ce site est –il néfaste ?

- … tout le monde en a un, on doit leur montrer les risques de se mettre sa vie sur ce genre de site. Expliqua Alexandre en buvant son café.
- L’idée est super, qui est pour ? » demanda Eléonore.


Tout le monde lève la main, le sujet est en place.